A la découverte du papillomavirus

Ces dernières décennies ont connues un taux élevé de cas de cancers à tel points qu’on en est arrivé à l’appeler la maladie du siècle. Et à la base de ces divers cas de maladie détectée, même si l’on compte différents types de cancers, il n’existe qu’un seul virus qui en est la cause: le papillomavirus. Ce dernier se décline sous plus de 200 génotypes dont 120 ont été identifiés et séquencés puis réparti en trois grands groupes: nous avons les types cutanés, les types muqueux et génitaux à fortes capacités cancérigènes et les types muqueux et génitaux à faible capacité cancérigène.

Le papillomavirus en luis même n’est pas la maladie mais plutôt le non du virus qui est à la base de plusieurs infections, voir cancérigènes.

Les manifestations cliniques

Le papillomavirus se manifeste par des infections telles que les verrues qui peuvent aboutir à un cancer. Nous pouvons citer des infections telles que le condylome plan, le condylome acuminé, des lésions cutanées (myrmécie, verrues vulgaires, verrues planes, verrues intermédiaires, verrues des bouchers, maladie de bowen, kératoses actiniques, carcinome spinocellulaire, lésions précancéreuses, papillome maxillaire inversé, kyste épidermoïde plantaire, verrue myrmécie kystique, verrues pigmentées, lésions bénignes de l’épidermodysplasie verruciforme, cancers de l’épidermodysplasie verruciforme) et des lésions des muqueuses (condylomes de la muqueuse génitale, néoplasie intraépithéliale anogénitale, papulose bowénoïde, papillome vulvaire, hyperplasie vulvaire, condylomes anogénitaux, néoplasie intraépithéliale anale, muqueuse orale : maladie de heck, papillomes oraux, cancer anogénital, néoplasie intraépithéliale anogénitale, néoplasie intraépithéliale et cancers génitaux, cancers oraux et laryngés). Toutes ces lésions ou manifestations sont causées par différents types de génotype.

Pour en venir à bout du virus.

En effet, jusqu’à ce jour, il n’existe pas encore de traitement pour le papillomavirus. Bien que ces derniers temps des vaccins aient été mis sur le marché pour prévenir certains génotypes tels que celui à la base du cancer du col de l’utérus, beaucoup d’efforts restent encore à faire. Toutefois pour limité le champ d’infection, on procède parfois à l’ablation de la partie infectée. Prenant le cas du cancer du col de l’utérus qui touche environ 500.000 femmes par an dans le monde, on procède par application de l’azote liquide sur la partie infectée, parfois par des traitements aux lasers et dans le pire des cas, à la chirurgie qui entraine l’ablation partielle voire parfois complète du col de l’utérus. Mais étant donné que c’est un virus cutané, il est possible que malgré toutes ces pratiques, il se développe à nouveau dans les mêmes champs. Il faut donc, s’assurer que les parties alentours de la partie infectée ne sont pas aussi contaminées.

Comment le prévenir

Etant donné le siège de l’infection, il est recommandé de toujours utiliser les préservatifs lors des relations sexuelles occasionnelles. Outre cela, il existe des vaccins, depuis 2005, pour certains génotypes tels que pour le type 18, 16, 6 etc. Mais le mieux est de toujours se faire dépister régulièrement pour prévenir cela. Et le fait d’avoir fait la vaccination ne doit en aucun cas être un motif de négligence du dépistage, surtout pour le cancer du col de l’utérus.

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