Mal connue, peu reconnue : l’endométriose.

L’endomètre est la muqueuse qui recouvre la paroi de l’utérus. Au cours du cycle, cette muqueuse s’épaissit afin d’accueillir un embryon en cas de grossesse. S’il n’y a pas de grossesse, l’endomètre se désagrège et s’évacue, provoquant les règles. L’endométriose est la migration hors de l’utérus de cellules issues de l’endomètre. L’endomètre envahit alors les organes génitaux, les appareils digestif et urinaire causant des kystes et des lésions. L’endométriose provoque de violentes douleurs gynécologiques et abdominales.

Diagnostiquer l’endométriose.

Pendant longtemps le diagnostic de l’endométriose s’est effectué par hasard. Les douleurs étaient assimilées à des règles difficiles. Les symptômes de la patiente doivent orienter le diagnostic : douleurs sévères pendant et en dehors des règles, troubles digestifs, saignements spontanés, douleurs lors d’activités physiques. Une batterie d’examens sera prescrite par le gynécologue pour confirmer le diagnostic :

– l’échographie permet de voir s’il existe des kystes ovariens mais ne permet pas de déceler d’autres lésions.

– l’IRM offre une vue précise des organes internes. Elle complète l’échographie en montrant et détaillant les lésions présentes.

– la cœlioscopie est l’examen qui permet au gynécologue de diagnostiquer définitivement l’endométriose. Il consiste à introduire une minuscule caméra par une petite incision dans l’abdomen. Les organes et les lésions sont observées directement. Le prélèvement d’une parcelle de tissu (biopsie) pour analyse confirmera le diagnostic.

Quels traitements ?

L’endométriose est une maladie très invalidante qui nuit à la qualité de vie et qui peut empêcher une grossesse. Il n’existe pas encore de traitement définitif pour cette affection. La maladie peut cependant être canalisée pour plusieurs mois voire plusieurs années.

Le traitement hormonal

Le développement de l’endomètre est lié à la présence d’une hormone, l’œstrogène, dans les cellules. Le traitement vise à supprimer cette hormone pour bloquer le cycle mensuel et empêcher les règles. La prescription d’une pilule à prendre en continu ou la pose d’un stérilet libérant des hormones peut endiguer le phénomène de l’endométriose.

Il est possible d’envisager également le déclenchement d’une ménopause artificielle. Une injection, souvent mensuelle, provoque cette mise au repos du cycle féminin. Cependant cette injection provoque également les effets secondaires de la ménopause: bouffées de chaleur, risque d’ostéoporose. Le traitement est donc accompagné d’une surveillance par le gynécologue et s’associe à une prise très limitée d’œstrogène.

Le traitement chirurgical

La cœlioscopie qui permet de diagnostiquer l’endométriose sert également à la traiter. Les kystes, les adhérences et les lésions dues à la maladie sont supprimés par électrocoagulation ou au moyen du laser. L’opération est effectuée par le gynécologue et se déroule sous anesthésie générale.

La laparotomie est employée lorsque l’endométriose est étendue. Une incision pelvienne, horizontale le plus souvent, d’environ 10cm est pratiquée et permet au gynécologue d’avoir une vue d’ensemble sur les organes atteints. La suppression et la destruction des lésions et des tissus invasifs se fait de la même manière que par cœlioscopie.

Ces traitements sont d’une grande efficacité mais laissent cependant place à des récidives possibles.

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